Le Maroc s’apprête à disputer la Coupe du monde 2026 dans un contexte marqué par de fortes attentes après l’exploit historique réalisé lors du Mondial 2022 au Qatar, où les Lions de l’Atlas étaient devenus la première sélection africaine à atteindre les demi-finales de la compétition.
Quatre ans plus tard, le statut de l’équipe nationale a profondément changé. Le Maroc n’est plus considéré comme un simple outsider capable de créer la surprise, mais comme une sélection respectée et redoutée sur la scène internationale. Grâce à ses performances récentes, le pays s’est installé parmi les meilleures nations du classement FIFA et demeure la première sélection africaine.
Malgré cette progression, les dernières années ont également été marquées par plusieurs critiques, notamment envers l’ancien sélectionneur Walid Regragui. Bien qu’il ait conduit le Maroc vers son parcours historique au Qatar, il a été contesté pour son approche jugée trop prudente et pour l’échec de la sélection à remporter la Coupe d’Afrique des nations 2025 sur le terrain, même si le titre a ensuite été attribué administrativement au Maroc, dans l’attente de la décision finale du Tribunal arbitral du sport après le recours déposé par le Sénégal.
À quelques mois du Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, Mohamed Ouahbi a pris la tête de la sélection marocaine. Déjà intégré dans la structure du football national et reconnu pour son travail avec les équipes de jeunes, il bénéficie d’une importante confiance au sein du football marocain.
Plusieurs observateurs estiment que l’effectif actuel possède davantage d’expérience et de qualité que celui de 2022, ce qui renforce les ambitions marocaines pour cette nouvelle édition de la Coupe du monde. Le Maroc poursuit également sa stratégie visant à attirer les talents binationaux évoluant en Europe.
Dans cette dynamique, le jeune milieu de terrain Ayoub Bouaddi, capitaine des équipes de jeunes de la France et joueur prometteur du LOSC Lille, a récemment choisi de représenter le Maroc, rejoignant ainsi le projet porté par la Fédération royale marocaine de football.
De son côté, Mohamed Ouahbi affiche clairement ses ambitions. Le sélectionneur marocain estime que le niveau actuel des joueurs et l’image du Maroc sur la scène mondiale permettent de rêver très grand, tout en rappelant que la Coupe du monde reste une compétition extrêmement difficile où tout peut arriver.

Parallèlement aux ambitions sportives, le Royaume poursuit activement les préparatifs liés à l’organisation de la Coupe du monde 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal. Plusieurs projets d’infrastructures sont en cours, notamment la construction d’un immense stade près de Casablanca pouvant accueillir plus de 115 000 spectateurs.

