l’équipe news
Disparition d’un citoyen français à Rabat… La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) dément les allégations de “Le Figaro” sur un retard dans l’enquête et affirme que ses services suivent l’affaire conformément à la loi
Rabat, le 2 février 2026 – La Direction Générale de la Sûreté Nationale a démenti les allégations contenues dans un article publié par le journal français Le Figaro, affirmant un retard dans l’enquête concernant la disparition d’un citoyen français à Rabat en 2024.
La DGSN a indiqué, dans un communiqué, qu’elle « a pris connaissance de l’article publié par Le Figaro, portant sur la déclaration de disparition d’un citoyen français à Rabat, rédigé de manière inexacte et contenant des accusations attribuées à certaines parties de l’affaire, prétendant un retard dans l’enquête et un manque de réactivité de l’équipe d’investigation face aux demandes de la famille du disparu ».
Pour informer le public et répondre à ces fausses allégations, le communiqué a présenté les principales étapes de l’enquête ainsi que l’ensemble des mesures de terrain et des expertises techniques menées, tout en respectant les limites de publication autorisées par la loi dans le cadre d’une affaire encore en cours d’investigation.
À cet égard, le communiqué précise que, le 13 avril 2024, les services de la Préfecture de Police de Rabat ont été informés de la disparition soudaine d’un citoyen français de son appartement qu’il louait. La brigade de police judiciaire et les techniciens de scène de crime ont alors effectué des inspections et des déplacements préliminaires, qui n’ont révélé aucun signe de crime, en raison de l’absence de toute trace d’effraction et de tout indice de vol. Les effets personnels, équipements numériques et électroniques, ainsi qu’une somme d’argent ont été retrouvés sur place.
L’enquête a été approfondie pour vérifier l’éventualité d’un acte criminel, avec la participation d’experts de la scène de crime et de l’équipe du Laboratoire National de Police Scientifique et Technique, qui ont procédé à un examen minutieux de l’appartement du disparu ainsi que de celui d’une personne qui l’accompagnait avant sa disparition, en utilisant des équipements techniques sophistiqués et en relevant des profils génétiques afin de les exploiter dans le cadre de l’enquête. Aucun indice ne permettait de privilégier l’hypothèse criminelle.
Pour clarifier les circonstances de la disparition de ce citoyen français, âgé de 29 ans au moment de sa disparition, le parquet compétent a confié l’enquête à la Brigade Nationale de la Police Judiciaire à Casablanca. Celle-ci a entendu toutes les personnes ayant côtoyé ou communiqué avec le disparu, par téléphone ou de manière personnelle, totalisant plus de 60 procès-verbaux d’auditions et d’interrogatoires.
L’équipe d’enquête a également réalisé des expertises techniques sur certains équipements et appareils électroniques appartenant au disparu, sans parvenir à déterminer sa localisation. De plus, les déplacements du disparu à travers le Maroc, notamment à Tétouan et Chefchaouen, ont été retracés, et toutes les personnes rencontrées dans ces villes ont été interrogées, sans résultat.
Dans ce cadre, et sous la supervision du parquet, la Brigade Nationale de la Police Judiciaire a adressé des dizaines de demandes d’informations et de commissions rogatoires aux opérateurs de télécommunications, aux institutions bancaires et financières, ainsi qu’à l’administration des douanes et impôts indirects concernant les transactions financières et communications précédant la disparition, ainsi que le véhicule étranger utilisé par le disparu. Aucune activité suspecte ni nouvel élément quant à sa localisation n’a été identifié.
L’équipe d’enquête a également sollicité, avec l’autorisation du parquet, des informations via les canaux de coopération internationale, concernant les transferts financiers du disparu, confirmant les mêmes résultats précédents.
La DGSN a souligné que, contrairement aux affirmations de Le Figaro, et pour réfuter les accusations portées contre l’équipe d’enquête, la famille du disparu a été reçue à plus de cinq reprises au siège de la Brigade Régionale de la Police Judiciaire à Rabat, informée de toutes les évolutions de l’enquête, et que ses effets personnels ont été remis légalement, conformément aux instructions du parquet compétent.
La Brigade Nationale de la Police Judiciaire a répondu à toutes les demandes d’information émanant du correspondant français au Maroc concernant certains signalements reçus par le père du disparu, faisant état de supposées apparitions du disparu à Casablanca, Mohammedia, Ifrane, Azrou, Khénifra, Fès et dans certaines zones montagneuses du Haut Atlas.
Six équipes de recherche ont été déployées dans toutes ces villes, dont une équipe sur le terrain pendant plus de trois semaines dans les régions du Haut Atlas. Toutes les personnes ayant signalé avoir aperçu le disparu ont été entendues, et il a été établi qu’elles n’avaient aucun lien avec le citoyen français disparu.
Pour approfondir les investigations, la Brigade Nationale de la Police Judiciaire a émis un avis urgent à toutes les unités de la Sûreté Nationale et de la Gendarmerie Royale pour rechercher tout citoyen français correspondant aux caractéristiques du disparu. Aucune trace n’a été trouvée, y compris dans les établissements de santé et les cliniques psychiatriques, d’autant que les témoignages indiquaient que le disparu souffrait de graves troubles psychologiques.
Concernant l’hypothèse de radicalisation religieuse avancée par l’article de Le Figaro, la DGSN confirme que les enquêtes menées, en coordination avec la Direction Générale de la Surveillance du Territoire, n’ont révélé aucun lien du disparu avec des réseaux extrémistes sur le territoire national.
En conclusion, la DGSN, tout en clarifiant les avancées de l’enquête et en réfutant les informations inexactes publiées, affirme que la Brigade Nationale de la Police Judiciaire continue de suivre l’affaire conformément à la loi, le dernier acte judiciaire ayant été effectué le 20 janvier 2026.

