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La ville de Tanger a été le théâtre, les 29 et 30 avril 2026, d’une opération sécuritaire d’envergure ayant permis le démantèlement d’un réseau criminel organisé spécialisé dans l’exportation illégale de voitures légères vers l’Espagne. Cette intervention s’est appuyée sur des renseignements précis fournis par la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST).
Interpellation de 8 suspects et saisie de véhicules et de documents falsifiés
Menée au niveau du port Tanger Med ainsi que dans plusieurs quartiers de la ville, cette opération a permis l’arrestation de huit individus soupçonnés d’implication dans ces activités criminelles, identifiés comme suit : (O.A), (Y.H), (A.A.A), (M.Y.A), (I.R), (A.B), (A.N) et (H.B).
Les investigations indiquent que ces suspects faisaient partie d’un réseau spécialisé dans le trafic transfrontalier de véhicules, utilisant de fausses plaques d’immatriculation et des documents administratifs falsifiés afin de faciliter la sortie illégale des voitures vers le territoire espagnol.
Saisie de véhicules, documents administratifs et sommes d’argent
Les perquisitions effectuées dans le cadre de cette affaire ont permis la saisie de plusieurs éléments matériels, notamment :
- Quatre véhicules de type « Hyundai i10 » portant de fausses plaques d’immatriculation
- Six procurations délivrées par des sociétés de location de voitures
- Quatre contrats de location
- Une autorisation provisoire de circulation délivrée à Marrakech au nom de la société « Al Mourabit Car »
- Un cachet commercial appartenant à la société « Limouni Car »
- Des sommes d’argent en espèces s’élevant à 40 710 dirhams et 3 680 euros
Un mode opératoire basé sur l’exploitation de failles de contrôle
Les premiers éléments de l’enquête révèlent que les membres du réseau exploitaient certaines failles dans les systèmes de contrôle au port Tanger Med, notamment l’absence de vérification systématique des plaques d’immatriculation marocaines, ainsi que le manque de systèmes informatiques performants permettant de tracer les déplacements des véhicules aux points de passage frontaliers.
45 véhicules écoulés en quelques mois
Les investigations ont également établi que ce réseau criminel a réussi à faire sortir illégalement environ 45 voitures légères de différentes marques vers l’Espagne durant les quatre premiers mois de l’année en cours. Après chaque opération, les membres du réseau regagnaient le Maroc par voie aérienne via l’aéroport Ibn Battouta ou par voie maritime en tant que passagers piétons.
Suites judiciaires
Sur instruction du parquet compétent à Tanger, les suspects ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête en cours, en attendant leur présentation devant la justice afin de déterminer les responsabilités et appliquer les sanctions prévues par la loi.

