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A souligné António Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, que la gestion de l’intelligence artificielle doit reposer sur des bases scientifiques, loin des exagérations et des peurs non fondées sur des preuves. Il a appelé à promouvoir une compréhension réaliste de cette technologie en évolution rapide, plutôt que d’en amplifier les risques.
Ces déclarations ont été faites lors de sa participation au sommet international sur l’intelligence artificielle tenu à New Delhi, où il a annoncé officiellement la création d’un nouvel organe composé de 40 experts, intitulé « Groupe scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle », après approbation de ses membres par l’Assemblée générale des Nations unies.
Une gouvernance scientifique pour encadrer l’intelligence artificielle
Le secrétaire général a précisé qu’une gouvernance fondée sur la science ne freine pas l’innovation, mais contribue au contraire à rendre le développement de l’intelligence artificielle plus sûr, plus équitable et plus inclusif. Il a indiqué que cet organe servira de référence internationale, à l’image du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, en fournissant des évaluations scientifiques destinées à aider les gouvernements à élaborer des cadres réglementaires efficaces.
Le premier rapport du groupe devrait être publié en marge du Dialogue mondial des Nations unies sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, prévu en juillet prochain, dans le but d’harmoniser les efforts internationaux et de renforcer la coopération multilatérale.
Des défis mondiaux nécessitant des règles claires
M. Guterres a averti que les avancées rapides de l’intelligence artificielle dépassent parfois la capacité collective à les comprendre et à les encadrer, soulignant que le monde traverse une phase de transformation numérique sans précédent. Il a rappelé que les préoccupations liées à la perte d’emplois, à la désinformation et à l’utilisation abusive des algorithmes exigent l’adoption de règles claires garantissant la responsabilité.
Il a également révélé que la liste des experts proposés comprend des personnalités de premier plan, notamment la journaliste lauréate du prix Nobel de la paix Maria Ressa et le chercheur canadien spécialisé en intelligence artificielle Yoshua Bengio, illustrant la diversité des expertises au sein de la commission.
Le contrôle humain comme priorité des Nations unies
En conclusion, le secrétaire général a insisté sur le fait que l’objectif ultime est de faire du « contrôle humain » une réalité technique concrète et non un simple slogan, affirmant que la responsabilité doit toujours rester entre les mains de l’être humain et ne jamais être confiée à un algorithme.

