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Karim Zidane, ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, a affirmé que l’investissement public au Maroc a enregistré une hausse d’environ 65 % au cours des cinq dernières années, dans le cadre des efforts gouvernementaux visant à renforcer son rôle et à l’accompagner de l’investissement privé.
S’exprimant lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, lundi dernier, Zidane a souligné que la réalisation de l’équité territoriale constitue une Haute Orientation Royale et une priorité gouvernementale, insistant sur le fait que le gouvernement œuvre sérieusement à traduire cette orientation en chiffres et en résultats concrets sur le terrain.
Validation de 250 projets d’investissement dans différentes régions du Royaume
Le responsable gouvernemental a présenté le bilan de la Commission nationale des investissements, indiquant qu’elle a approuvé environ 250 projets d’investissement répartis sur 49 préfectures et provinces à travers les différentes régions du Maroc, dont 59 projets ayant bénéficié de la prime territoriale, dans le cadre de l’encouragement de l’investissement dans les zones moins attractives.
La nouvelle Charte de l’investissement renforce l’attractivité des régions hors du pôle traditionnel
Zidane a relevé que la nouvelle Charte de l’investissement, entrée en vigueur durant l’actuel mandat gouvernemental, a introduit d’importants mécanismes incitatifs pour soutenir l’investissement et améliorer le climat des affaires dans l’ensemble des régions du pays.
Il a également mis en avant la diversité des provinces bénéficiaires en dehors de l’axe classique Tanger–El Jadida, soulignant l’attractivité de provinces telles que Taroudant, Rehamna, Driouch, Errachidia, Guercif, Ouezzane, Midelt et Jerada, avec l’approbation de 133 projets d’investissement dont la valeur est inférieure à 250 millions de dirhams.
Le soutien aux TPME couvre 74 provinces
Concernant l’appui aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), Zidane a affirmé que les efforts de communication autour du système de soutien ont concerné 74 provinces à l’échelle nationale, annonçant l’organisation, cette semaine, d’une nouvelle rencontre dans la province de Smara, dans le cadre du rapprochement des programmes de soutien des investisseurs locaux.
Critiques parlementaires et ouverture à la révision de la loi sur les CRI
Malgré ces données, le ministre a fait face à des critiques de la part de certains députés parlementaires concernant le manque de bénéfices d’investissement dans certaines zones frontalières, notamment les provinces de Smara et Jerada, appelant à une attention particulière afin de réduire les disparités territoriales par rapport aux grands pôles.
Dans ce contexte, Zidane a annoncé l’ouverture du gouvernement à la modification de la loi relative aux Centres régionaux d’investissement (CRI), afin de permettre l’implication des gouverneurs de provinces et des présidents de conseils territoriaux dans leur composition, en réponse à l’intervention du député Rachid Hamouni.
Il a souligné que le gouvernement reste ouvert à toutes les propositions susceptibles d’améliorer la gouvernance de l’investissement, insistant sur le fait qu’aucune politique publique ne peut réussir sans suivi, évaluation continue et volonté de l’améliorer chaque fois que nécessaire.
L’Observatoire national de l’investissement en phase finale
En conclusion de son intervention, Zidane a révélé l’état d’avancement des travaux de création de l’Observatoire national de l’investissement, précisant qu’il est entré dans sa phase finale après la signature de conventions de partenariat avec le Haut-Commissariat au Plan, l’Agence nationale de la conservation foncière, le Bureau des changes et d’autres institutions.
Il a ajouté que le lancement de cet observatoire permettra de fournir des données précises et des outils analytiques avancés sur l’investissement dans les différentes régions et provinces du Royaume, contribuant ainsi à une meilleure prise de décision et au renforcement de l’équité territoriale.

