L’Équipe News
La réunion de renouvellement de l’offre marocaine de services d’externalisation, présidée par la ministre de la Transition numérique et de la Réforme administrative, Amal El Fellah Seghrouchni, le mardi 27 janvier 2026 à Rabat, a constitué un point central dans le développement du secteur de l’externalisation, car il s’agit d’un des piliers stratégiques pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale et créer des emplois qualifiés.
Dans son allocution d’ouverture, la Ministre a souligné que cette réunion se tient dans un contexte international marqué par des transformations économiques et technologiques rapides, exigeant du Maroc une vision proactive et ambitieuse pour consolider sa position au sein des chaînes de valeur mondiales. Elle a insisté sur le fait que la relance de l’externalisation s’inscrit dans le cadre des directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, visant à soutenir la transformation économique, à favoriser l’ouverture aux marchés internationaux et à faire de l’emploi qualifié un moteur essentiel du développement.
Sagrouchni a expliqué que le secteur de l’externalisation n’est plus une activité secondaire, mais est devenu une composante structurelle de l’économie nationale, fournissant actuellement environ 148 500 emplois et générant des exportations de services de 26,22 milliards de dirhams d’ici fin 2024. Elle a ajouté que le Royaume vise, d’ici 2030, à porter ces recettes à environ 40 milliards de dirhams, en plus de créer 270 000 emplois, grâce à une offre « Made in Morocco » compétitive et attractive.

Dans ce contexte, le ministre a souligné que la prochaine étape exige un repositionnement global de l’offre marocaine dans le domaine des services d’externalisation, fondé sur l’augmentation de la valeur ajoutée, la promotion de la spécialisation dans les métiers du numérique et l’attraction de grandes entreprises internationales, dans le cadre d’une vision claire basée sur un contrat équilibré entre l’État et le secteur privé, et d’une gouvernance renouvelée fondée sur des engagements mutuels, la clarté et une vision à long terme.
Elle a également souligné que le capital humain est la pierre angulaire de cette ambition, insistant sur la nécessité de renforcer le système de formation et de perfectionnement afin de le spécialiser davantage et de mieux répondre aux besoins du marché. Dans le même esprit, elle a mis en avant l’importance de développer des infrastructures modernes et des zones d’activités spécialisées et bien équipées, intégrées à leur environnement régional, pour contribuer à un développement équilibré des différentes régions du Royaume.
Le ministre a ajouté que la mise en place d’un cadre incitatif clair et stable est un élément crucial pour renforcer la confiance des investisseurs et les encourager à s’engager dans des projets à long terme au Maroc.
La réunion comprenait un séminaire de haut niveau, avec la participation de Younes Sekkouri, ministre de l’Intégration économique, des PME, de l’Emploi et des Compétences, Omar Seghrouchni, président de la Commission nationale de contrôle de la protection des données personnelles, Youssef Chraibi, président de la Fédération marocaine des services d’offshoring, et Adil Chennouf, président du conseil d’administration de Deposit and Management Développement. Les discussions ont porté sur le développement des compétences, l’adaptation aux transformations des métiers de l’offshoring et le renforcement de l’attractivité du Maroc au sein des chaînes de valeur mondiales.

Cette réunion a également été marquée par la signature de trois accords stratégiques, portant notamment sur l’activation de la subvention de formation pour le secteur de l’externalisation, dans le but de renforcer les compétences des talents nationaux et d’améliorer leur employabilité, ainsi que sur le lancement du projet Casablanca Tech Valley à Sidi Othman en tant que zone d’activités industrielles intégrée dédiée aux services numériques à forte valeur ajoutée, et sur le développement d’Agadir Tech Valley, de Laâyoune Tech Valley et de Dakhla Tech Valley, en tant que nouvelles zones d’activités visant à atteindre un équilibre spatial et à soutenir des pôles régionaux prometteurs.

