L’Équipe News
Rabat – Conformément à sa démarche de communication institutionnelle visant à informer le public des résultats annuels de l’activité de la police, notamment dans les domaines qui recoupent les attentes et les aspirations des citoyens en matière de sécurité, la Direction générale de la sécurité nationale présente son rapport annuel pour l’année 2025.
L’année 2025 a été marquée par la poursuite de la mise en œuvre d’une nouvelle génération de réformes visant à garantir la sécurité de la nation et de ses citoyens. Ces réformes ont mis l’accent sur l’accélération de la transformation numérique du système de police et sur le recours aux technologies modernes pour assurer une sécurité globale conforme aux normes internationales. Ce rapport a souligné les efforts déployés pour moderniser les infrastructures et les équipements de sécurité, les indicateurs de sensibilisation accrue à la sécurité et de prévention de la criminalité, ainsi que les mécanismes d’amélioration des conditions de travail des personnels de sécurité nationale, afin d’optimiser l’efficacité des plans de sécurité. Il a également présenté les principaux projets et programmes prévus dans le domaine de la sécurité publique pour 2026.
Pour renforcer cette approche de communication, la Direction générale de la sécurité nationale présente les grandes lignes des réalisations à l’horizon 2025 selon les thèmes principaux suivants :
Modernisation des structures policières… renforcement de la proximité et diversification des services de sécurité
La Direction générale de la sécurité nationale se prépare à rendre opérationnel son nouveau siège central à Rabat au cours du premier semestre 2026, une fois son aménagement finalisé. Des travaux avancés sont actuellement en cours pour la mise en place de l’écosystème numérique et physique au sein de ce complexe administratif, qui regroupera l’ensemble des directions et services centraux dans un espace intégré. Ce projet fait suite à l’achèvement des principaux travaux d’aménagement des bureaux, réalisés dans le strict respect des normes techniques en vigueur pour les installations de sécurité de haute sécurité.
Conformément à une nouvelle vision de la formation policière spécialisée de haut niveau, l’Institut supérieur des sciences de la sécurité a été inauguré à Ifrane en décembre 2025. Ce centre académique incarne la vision d’avenir du développement de la formation policière et de la modernisation des programmes de formation à la sécurité au Maroc. Il sert de plateforme scientifique pour l’échange de connaissances et d’expertise entre les personnels de sécurité nationaux et leurs homologues de divers pays amis et partenaires. Ce nouvel institut a pour vocation d’élaborer des stratégies visant à renforcer les capacités scientifiques des personnels de sécurité au Maroc et de ses partenaires régionaux et internationaux, notamment en Afrique. Il devrait également devenir un incubateur de recherche scientifique bénéficiant aux professionnels, experts et spécialistes de divers domaines de la sécurité.
L’ouverture de l’Institut supérieur des sciences de la sécurité d’Ifrane a coïncidé avec la signature d’un mémorandum de partenariat et de coopération entre cet institut et l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité du Royaume d’Arabie saoudite. Cette dernière est chargée de former des responsables de la sécurité au niveau arabe, à travers des programmes de doctorat et de master dans diverses disciplines techniques, scientifiques, juridiques et sécuritaires. L’objectif est de renforcer la coopération académique conjointe afin de soutenir les contributions et les initiatives visant à développer des politiques et des programmes régionaux et nationaux en matière de surveillance, de lutte et de prévention de la criminalité, de promouvoir la recherche scientifique et l’innovation, de mener des études et des recherches conjointes dans diverses disciplines de la sécurité, d’échanger des expériences entre les deux parties dans le cadre de programmes universitaires, de recherche et de formation, de séminaires, de forums, de conférences et d’ateliers, ainsi que de soutenir et de renforcer la création d’un réseau arabe d’experts et de chercheurs dans les domaines liés à la surveillance, à la lutte et à la prévention de la criminalité.

Toujours dans le cadre du renforcement des structures de formation policière, considéré comme la pierre angulaire de l’investissement dans les ressources humaines qualifiées au sein de la Direction générale de la sécurité nationale, et poursuivant l’approche de soutien aux pôles régionaux d’écoles de formation à la sécurité, l’année 2025 a également vu l’ouverture d’une nouvelle école de formation policière dans la ville de Marrakech, qui sera suivie dans un avenir proche par l’ouverture d’une école similaire pour la formation à la sécurité dans la ville de Casablanca.
Concernant le renforcement des infrastructures policières locales, et conformément à l’engagement de la Direction générale de la sécurité nationale d’assurer des services de sécurité adéquats pour accompagner l’expansion urbaine dans les nouveaux centres urbains, la structure organisationnelle des services de sécurité des villes de Tiquiouine, Ouislane et Aït Melloul a été restructurée, passant de commissariats régionaux à districts de sécurité provinciaux. Cette restructuration implique un accroissement des effectifs et des structures organisationnelles, ainsi qu’un doublement des ressources logistiques, humaines et opérationnelles. Par ailleurs, le nouveau quartier général du premier district de police du district de sécurité provincial de Khouribga a été inauguré, et quatre nouvelles unités d’enquête sur les accidents de la route ont été créées dans les villes de Settat, Taza, Sefrou et Smara.
Dans le cadre des efforts déployés pour renforcer la sécurité urbaine et optimiser la gestion des opérations de sécurité sur le terrain, un nouveau Centre de commandement et de coordination a été inauguré au sein de la Préfecture de sécurité d’Agadir. Ce centre de sécurité intégré est doté des technologies les plus récentes pour gérer un large éventail de missions opérationnelles, garantissant une réponse rapide aux appels à l’aide des citoyens et renforçant la coordination entre tous les services de sécurité de la ville. Parallèlement, une salle de contrôle du système de vidéosurveillance a été ouverte au siège de la Police touristique de Marrakech. Cette nouvelle salle vient compléter le Centre de commandement et de coordination existant pour la Préfecture de sécurité de Marrakech et consolide le réseau national de Centres de commandement et de coordination. Ce réseau comprend huit centres régionaux, un Centre de commandement et de coordination principal au sein de la Préfecture de sécurité de Casablanca et 138 salles de communication réparties entre les différents commandements de sécurité. L’ensemble de ces centres est connecté à un réseau de communication intégré, filaire et sans fil, à des systèmes de transmission de données et à d’autres bases de données policières.
Dans le cadre du renforcement des équipes de terrain chargées de répondre aux appels de détresse des citoyens, une unité mobile de motards a été créée au sein de la sécurité régionale de Taza afin d’appuyer les équipes mobiles de police d’urgence. Une unité touristique a également été mise en place au sein de la sécurité régionale de Salé pour assurer la sécurité dans le secteur touristique et protéger les sites et monuments historiques.
En prévision de l’organisation par le Royaume du Maroc de grands événements sportifs, notamment la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le « Centre africain de coopération policière 2026 » a été créé en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains de l’étranger, et la Fédération royale marocaine de football. Ce centre fait suite à l’atelier régional sur les meilleures pratiques de sécurité pour les événements sportifs internationaux, organisé par la Direction générale de la sécurité nationale en partenariat avec Interpol dans le cadre du « Projet Stades » en septembre 2024 à Marrakech. Cette expérience précieuse sera mise à profit pour la préparation de la sécurité de la Coupe du Monde 2030, conformément aux normes de sécurité de la FIFA.
Dans le cadre de ces préparatifs et face à l’augmentation du trafic aux points de passage frontaliers maritimes et aériens, la commission spéciale de l’aéroport de Rabat-Salé a été transformée en zone de sécurité intégrée, dotée de moyens techniques et logistiques de pointe et renforcée par des ressources humaines supplémentaires afin de garantir un niveau de sécurité optimal, conforme aux exigences internationales. Ces mêmes équipements ont également été déployés à plusieurs points de passage frontaliers stratégiques, tels que l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, l’aéroport de Marrakech-Menara et le port de Tanger Med.
Conformément à cette vision d’avenir, les effectifs des postes frontières des villes hôtes des compétitions sportives continentales ont été renforcés par l’arrivée de plus de 100 nouveaux policiers, sélectionnés pour consolider les équipes spécialisées de contrôle aux frontières. Ces agents ont bénéficié d’une formation pratique sur le terrain visant à développer leurs compétences et à renforcer leurs capacités d’inspection et de surveillance de la sécurité. Par ailleurs, les services et équipes régionaux de sécurité sportive, notamment à Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès et Tanger, ont été dotés du personnel nécessaire. Enfin, 3 387 policiers diplômés cette année ont été affectés aux commandements de sécurité chargés de la sécurité des matchs de la Coupe d’Afrique des Nations de football.
La Direction générale de la sécurité nationale travaille actuellement, en coordination avec l’Office national des aéroports, au renforcement des services au sein des aéroports nationaux et à la facilitation des passages frontaliers par la généralisation de l’utilisation du système de portiques électroniques (E-GATE), qui sera adopté dans un premier temps à l’aéroport de Marrakech-Menara à titre de site pilote, en vue de son extension à divers points de passage aérien. Elle entame également la mise en œuvre du projet « Plan directeur 2030 » dans plusieurs aéroports majeurs et participe au Plan directeur national des aéroports, qui vise à améliorer l’infrastructure aérienne existante et à planifier l’expansion des opérations et la création de nouveaux hubs aériens régionaux.
Parallèlement, plusieurs projets menés en collaboration avec l’Agence nationale des ports ont été poursuivis cette année. Ces projets visent principalement à développer et moderniser les postes de police et les infrastructures aux points de passage frontaliers maritimes. Ils comprennent la construction et la rénovation de nouvelles zones de sécurité dans les ports d’Agadir et de Safi Atlantique, ainsi que la création d’un poste de police dédié dans les ports de Mohammedia et de Nador, qui sera inauguré prochainement.
Afin de promouvoir les valeurs du sport et de consolider les principes de transparence, la Direction générale de la sécurité nationale a conclu un accord de coopération et de partenariat avec l’Agence marocaine antidopage (AMAD) dans le domaine des enquêtes et investigations visant à lutter contre le dopage, afin d’unifier les efforts des différentes autorités concernées par la lutte contre le dopage dans le sport et d’assurer l’intégration de leurs rôles et compétences pour appréhender et combattre les infractions liées à l’usage du dopage lors des compétitions sportives.
Dans le cadre des efforts déployés pour renforcer la sécurité urbaine lors des compétitions sportives continentales, un système de vidéosurveillance intelligent a été mis en place à Casablanca, Fès, Agadir, Rabat, Marrakech et Tanger, ainsi qu’à Beni Mellal, Oujda, Tétouan, Meknès, Errachidia, Ouarzazate et Guelmim. Ce système comprend le déploiement de 6 000 caméras mobiles équipées de plateformes de gestion et d’enregistrement, couvrant 75 sites prioritaires, notamment le long des axes Rabat-Casablanca, Marrakech-Agadir et Fès-Tanger, qui accueilleront la Coupe d’Afrique des Nations. Par ailleurs, tous les stades accueillant des matchs continentaux ont été dotés d’un poste de police et d’un centre de commandement et de coordination afin de gérer les interventions de sécurité au sein des stades et d’assurer l’application immédiate et ferme de la loi à l’encontre des contrevenants.
En outre, l’année 2025 a été marquée par le renforcement continu des unités de sécurité territoriales grâce à des équipes spécialisées, notamment la création de secondes équipes anti-gangs dans les préfectures de sécurité de Marrakech et de Fès. Les unités cynophiles et montées ont également été renforcées par l’ajout de chiens et de chevaux dressés pour la police, afin d’assurer leur réactivité. Par ailleurs, 16 équipes de drones de surveillance ont été déployées dans les villes hôtes de la Coupe d’Afrique des Nations de football.
Par ailleurs, et dans le cadre de la mise en œuvre du plan annuel de modernisation des moyens logistiques et des équipements de travail des services de sécurité nationale aux niveaux central et régional, la Direction générale de la sécurité nationale a lancé une opération de grande envergure visant à moderniser le parc automobile de la police, par la distribution de 1 025 voitures, motos et véhicules utilitaires dotés d’équipements techniques de pointe, en réponse aux besoins opérationnels et aux exigences de sécurité, dans l’intérêt collectif et en tant que pilier du développement durable.
Dans le but de promouvoir le multilinguisme dans les véhicules de police, et en partenariat entre la Direction générale de la sécurité nationale et le ministère de la Transition numérique et de la Réforme administrative, la langue amazighe a été intégrée à l’identité visuelle du premier lot de 5 000 voitures et motos de la Sécurité nationale, avec l’intention d’étendre progressivement cette exigence à tous les véhicules au cours de l’année à venir.
Dans le domaine de la généralisation de l’utilisation du nouveau système avancé d’armes alternatives et d’équipements fonctionnels dans les interventions de sécurité pour immobiliser les personnes en état de panique ou qui refusent de coopérer avec les policiers, tout en maintenant leur sécurité et en protégeant les policiers de toute agression physique, les directions régionales de la sécurité et la Brigade nationale de police judiciaire ont été approvisionnées au cours de l’année en un total de 790 pistolets paralysants « TASER-7 ».

Améliorer la qualité des systèmes de services numériques publics
Dans le cadre de sa démarche d’amélioration continue de la qualité des services offerts aux citoyens, les équipes techniques et d’ingénierie de la Direction générale de la sécurité nationale poursuivent le développement de l’offre de services numériques liés à la plateforme « E-Police ». Actuellement, les derniers préparatifs sont en cours en vue du lancement du service de demande d’extrait de casier judiciaire numérique pour les Marocains résidant à l’étranger, qui pourront l’obtenir dans leur pays de résidence dans des délais courts et précis. Il convient de noter que ce même service, initialement mis en place pour l’ensemble des citoyens marocains, a enregistré le traitement de 34 014 demandes soumises à distance via la plateforme « E-Police » cette année.
L’année 2025 a également été marquée par la poursuite des tests fonctionnels visant à intégrer le service de paiement électronique des droits de timbre dans la procédure de précommande de la carte nationale d’identité électronique ou de son renouvellement via le portail « CNIE.MA », ainsi que par le lancement des tests du service de « remplissage en ligne du formulaire de précommande pour l’obtention de la carte nationale avec vérification d’identité », utilisant les systèmes d’identité numérique et de vérification d’identité par un tiers fournis par la Direction générale de la sécurité nationale, en prévision du lancement de ces services au profit du public au début de l’année suivante.
Dans le souci de généraliser les avantages offerts par la nouvelle génération de documents d’identité, l’année 2025 a été marquée par l’intensification des plans d’action visant à faciliter l’accès du grand public, sur l’ensemble du territoire national, à la carte d’identité nationale électronique. À cette fin, 80 nouvelles unités mobiles ont été déployées dans les zones montagneuses et les zones difficiles d’accès, et ont mené de nombreuses opérations exceptionnelles pour délivrer des documents d’identité aux habitants des zones urbaines et rurales reculées, bénéficiant ainsi à 85 051 personnes.
Afin d’accélérer l’utilisation des documents d’identité au profit des membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger, un travail a été réalisé au cours de l’année pour généraliser le programme d’enregistrement électronique des données d’identification à 71 centres de production de documents d’identité dans les missions consulaires et diplomatiques marocaines à l’étranger, de manière à réduire considérablement le temps nécessaire à la production de la carte nationale d’identité électronique, puisque 303 285 cartes d’identité électroniques ont été produites au profit des membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger au cours de l’année 2025.
Au total, en 2025, 3 685 964 cartes d’identité nationales électroniques de nouvelle génération ont été produites, dont 2 653 895 au centre de délivrance de Rabat et 1 032 069 au centre régional de Marrakech, dans le cadre d’une politique de proximité avec les citoyens. S’y ajoutent 1 575 431 extraits de casier judiciaire, 49 415 titres de séjour pour étrangers, 24 798 visas d’entrée sur le territoire national et 4 188 permis de séjour exceptionnels de nouvelle génération.
Dans le même contexte marqué par l’accélération de la numérisation des services de police, les travaux se sont poursuivis cette année pour généraliser le système de gestion de l’information « Qadaya », qui permet la liaison des informations entre les différents services de police, afin d’inclure 16 commandements de sécurité sur un total de 22 au niveau national, en vue de parachever sa généralisation au niveau national, de manière à garantir un traitement rapide et immédiat des affaires liées aux délits et aux crimes.
Dans le cadre de l’amélioration de la gestion du trafic routier et des questions de sécurité routière, la généralisation du système d’information pour la numérisation des rapports d’accidents de la circulation a été achevée dans toutes les directions de la sécurité, de manière à permettre désormais le traitement rapide de ces rapports d’une part, et l’extraction automatique des données relatives aux statistiques d’accidents de la circulation et leur utilisation dans les stratégies de sécurité routière d’autre part.
*Les statistiques sur la lutte contre la criminalité montrent une hausse continue du taux de représailles et une baisse des indicateurs de crimes violents.*
L’année 2025 a été marquée par la poursuite de la mise en œuvre de la stratégie de sécurité progressive de lutte contre la criminalité pour la période 2022-2026, dans laquelle la Direction générale de la sécurité nationale s’est appuyée sur le renforcement des structures de lutte contre la criminalité, le développement des laboratoires scientifiques et techniques de la police, l’amélioration de l’utilisation systématique des mécanismes de renseignement criminel et du soutien technique dans diverses enquêtes criminelles, ainsi que sur la consolidation de la dimension des droits de l’homme dans la fonction de police, notamment en ce qui concerne les procédures de garde à vue théorique et la gestion de la surveillance dans les lieux de détention, en plus du renforcement de la coordination et de la coopération interinstitutionnelle avec les services de la Direction générale de la surveillance territoriale dans diverses affaires criminelles très complexes.
Cette année a également été marquée par la mise en œuvre des dispositions de plusieurs partenariats institutionnels visant à développer les techniques d’enquête pénale et à les adapter au système des droits de l’homme. Un accord de partenariat et de coopération institutionnels a été signé entre l’Autorité nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption, la Direction générale de la sécurité nationale et la Direction générale de la surveillance territoriale. Cet accord vise à renforcer la coopération en matière de prévention et de lutte contre la corruption, afin d’assurer l’efficacité des enquêtes et des investigations relatives à la corruption, et de développer les capacités institutionnelles par le biais de programmes de formation initiale, continue et spécialisée, ainsi que par l’échange d’expériences et de bonnes pratiques. L’objectif est de consolider le positionnement institutionnel du Maroc en matière d’intégrité aux niveaux régional et international et de soutenir les efforts du Royaume pour remplir ses obligations internationales en matière de lutte contre la corruption.
Afin de consolider la dimension des droits humains dans le travail de police, notamment au stade de l’enquête préliminaire et de la restriction de la liberté avant le procès, l’année 2025 a été marquée par la poursuite de la mise en œuvre des recommandations relatives au respect des droits humains dans le travail de sécurité. Le nombre de formations dispensées au cours des six dernières années a atteint 4126 dans le domaine du respect des droits humains, et 828 notes de service ont été publiées et diffusées afin de sensibiliser les policiers à la culture des droits humains, d’humaniser les conditions de détention provisoire et de revoir les meilleures pratiques d’application de la loi. Par ailleurs, 3125 opérations de contrôle surprise ont été menées dans les lieux de détention provisoire et les espaces désignés pour la détention de mineurs dans le cadre d’enquêtes judiciaires.
La Direction générale de la sécurité nationale, en partenariat avec l’Organisation marocaine des droits de l’homme et en coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a organisé trois stages de formation sur la protection nationale des réfugiés et des demandeurs d’asile, qui ont bénéficié à plus de 90 membres des forces de sécurité.
Afin de développer et d’améliorer les enquêtes criminelles, et de renforcer la coordination avec le parquet et la gendarmerie royale, la Direction générale de la sécurité nationale a contribué cette année aux ateliers de la réunion nationale pour présenter le guide pratique sur l’amélioration des enquêtes criminelles, l’unification des méthodes de travail et le développement de la sécurité et des performances judiciaires, ainsi que pour examiner les difficultés susceptibles d’entraver son application et proposer des solutions pratiques pour les surmonter, tout en établissant des mécanismes de suivi et d’évaluation des méthodes d’application de ce guide.
La Direction générale de la sécurité nationale s’est également employée à finaliser les aspects existants de la coordination entre le parquet et les services de sécurité nationale afin d’établir un système d’information sécurisé et efficace pour faciliter l’échange numérique de données relatives à la gestion des procédures de recherche et de procédure entre les organes du parquet et les services de sécurité nationale chargés des missions de police judiciaire, conformément aux projets lancés dans le domaine de la justice pénale visant à soutenir la politique de proximité judiciaire et à adopter des méthodes de numérisation et des technologies modernes.
En ce qui concerne les indicateurs numériques des opérations de prévention de la criminalité, l’année 2025 a enregistré une stabilité et une constance dans le nombre total d’affaires criminelles enregistrées, qui a atteint environ 779 008 cas, tandis qu’une baisse notable de 10 % a été enregistrée dans les indicateurs de crimes violents qui affectent le sentiment général de sécurité des citoyens.
En termes de chiffres, par exemple, les statistiques relatives à divers cas de vol aggravé ont diminué, les vols sous menace ayant baissé de 24 %, les vols avec violence de 6 % et les vols par effraction et autres circonstances aggravantes d’environ 12 %.
En revanche, les services de sécurité nationale ont continué d’atteindre des niveaux records en matière de dissuasion, c’est-à-dire le pourcentage de découverte de la vérité sur les crimes commis, puisque cette année, 95 % a été enregistré comme taux de dissuasion dans l’apparence générale du crime, un niveau qui a connu une tendance à la hausse au cours des neuf dernières années.
Dans une analyse qualitative de l’aspect général de la criminalité, les crimes violents restent à leur plus bas niveau, ne dépassant pas 0,6 % du total des affaires criminelles enregistrées, soit 43 869 cas et ayant entraîné l’arrestation de 25 421 personnes, dont 10 036 qui faisaient l’objet de mandats de perquisition nationaux.
En 2025, les services de sécurité nationale ont concentré leurs efforts sur le démantèlement des réseaux criminels spécialisés dans ce type de délit. 1 112 réseaux ont été démantelés et 1 737 personnes y étant associées ont été arrêtées. Par ailleurs, 166 voitures et 112 motos utilisées pour commettre ces délits ont été saisies.
Dans toutes les affaires liées aux stupéfiants, 106 117 dossiers ont été traités et 134 126 personnes ont été arrêtées, dont 378 ressortissants étrangers. Les saisies de drogue s’élevaient à environ 170 tonnes et 796 kilogrammes de haschich et ses dérivés, 1 tonne, 731 kilogrammes et 558 grammes de cocaïne, et 5 kilogrammes et 996 grammes d’héroïne, en plus de 1 591 455 comprimés de substances psychotropes hallucinogènes, dont 350 572 comprimés d’ecstasy.
Dans le cadre d’opérations conjointes de lutte contre les réseaux de trafic de drogues illicites et de substances psychotropes, l’année 2025 a vu la mise en œuvre de 6 opérations de livraison de drogue contrôlée avec l’Espagne, aboutissant à la saisie de 55 tonnes et 471 kilogrammes de haschisch et à l’arrestation de 38 suspects dans le trafic international de drogue.
Toujours en 2025, une baisse significative de 33 % a été enregistrée dans le nombre de cas liés à la drogue « Bofa », ainsi qu’une diminution de 38 % du nombre de personnes impliquées dans ce type de consommation. Le pourcentage de saisies de cette même drogue a également diminué de 33 %, suite au renforcement des contrôles aux frontières et au doublement des opérations de sécurité ciblant cette drogue de synthèse, ce qui a permis la saisie de 5,6 kg de Bofa.
Concernant l’immigration clandestine, les efforts déployés par les services de sécurité nationale en 2025 ont permis de démanteler 105 réseaux criminels impliqués dans l’organisation de l’immigration irrégulière et du trafic d’êtres humains, soit une baisse de près de 0,2 % par rapport à l’année précédente. 415 organisateurs et intermédiaires d’opérations d’immigration ont été arrêtés, 684 faux documents de voyage ont été saisis et les tentatives d’immigration de 34 211 personnes ont été empêchées, dont 7 008 ressortissants étrangers d’origine africaine, arabe et asiatique.
En ce qui concerne les infractions liées aux technologies modernes et les cybercrimes d’extorsion, 13 643 cas ont été traités, tandis que le nombre de contenus liés à l’extorsion surveillés a atteint 3 131 contenus criminels, et le nombre de mandats internationaux émis dans le cadre de ces affaires a atteint 1 036 mandats, tandis que le nombre de personnes détenues et déférées à la justice dans ce type d’infraction a atteint 415 personnes.
Quant aux cas d’extorsion sexuelle utilisant les systèmes d’information, ils ont enregistré une baisse remarquable de 5 %, avec un nombre de cas s’élevant à 370, aboutissant à l’arrestation de 89 personnes impliquées dans la commission de ces actes criminels, qui ont ciblé 486 victimes, dont 129 étrangers.
Dans le cadre de cette problématique, la plateforme « Iblagh », dédiée au signalement par les citoyens des crimes commis sur Internet, a reçu un total de 25 876 notifications et signalements depuis sa mise en service en juin 2024. Ces signalements ont été traités conformément à la loi et concernaient principalement des infractions de diffamation, d’incitation à la haine, de menaces de commettre des actes criminels, d’extorsion sexuelle en ligne, d’usurpation d’identité et d’apologie du terrorisme.
En matière de criminalité financière et économique et de blanchiment d’argent, les services de sécurité nationale ont continué de renforcer et de développer leurs techniques d’enquête, tant au niveau de la Brigade nationale de police judiciaire que de ses quatre brigades régionales de police judiciaire à Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech. Ces brigades ont traité 633 affaires de blanchiment d’argent, soit une baisse d’environ 2 % par rapport à l’année précédente, et ont exécuté des ordonnances de saisie conservatoire dans 398 cas. Elles ont également saisi des produits du crime pour un montant total d’environ 660 146 402 dirhams, dont 240 161 190 dirhams spécifiquement liés à des affaires de blanchiment d’argent.
Les affaires de drogue sont arrivées en tête des crimes liés au blanchiment d’argent, avec un total de 303 cas et un pourcentage de 47 %, suivies par les crimes économiques et financiers avec un nombre de cas s’élevant à 263 et un pourcentage de près de 41 %.
Dans le même ordre d’idées, les services de sécurité nationale ont recensé 431 cas de corruption financière en 2025, soit une baisse de 10 % par rapport à l’année précédente. Parmi ces cas, 197 concernaient la corruption et le trafic d’influence, 148 le détournement de fonds publics et 86 l’extorsion et l’abus de pouvoir. Au total, 614 personnes sont impliquées dans ce type d’infraction.
Du côté de la criminalité financière, 46 cas de contrebande de devises étrangères ont été enregistrés, impliquant huit ressortissants étrangers, tandis que les cas liés aux contrôles ont enregistré une augmentation de 15 %, les services de sécurité nationale traitant 48 958 cas.
Concernant les infractions liées à l’utilisation de moyens de paiement contrefaits et à la falsification de titres, 655 dossiers ont été traités, dont 138 cas de falsification de titres et 517 cas de falsification d’instruments de paiement et de cartes bancaires. Dans le cadre de ces affaires, les services de sécurité ont saisi 592 faux billets de banque nationaux et 1 118 faux billets de banque étrangers, d’une valeur allant de 91 340 dollars à 3 940 euros, ainsi que 2 855 livres sterling contrefaites. Ces affaires ont permis le démantèlement de 18 réseaux criminels et l’arrestation et la poursuite de 185 personnes soupçonnées d’implication dans ce type d’infractions.
Par ailleurs, dans les cas de falsification de titres et d’utilisation frauduleuse de cartes de paiement, les services de sécurité ont saisi 23 appareils électroniques et informatiques utilisés dans les opérations de falsification, tandis que le montant des pertes résultant de la fraude dans les opérations financières et bancaires enregistrées dans ce type d’affaire s’élevait à 14 892 379 dirhams, principalement dues à l’utilisation de la méthode criminelle connue sous le nom de phishing et de fraude vocale.
Dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et l’apologie des actes terroristes, la Brigade nationale de police judiciaire a déféré cette année 21 personnes soupçonnées d’implication dans ce type d’affaires au parquet compétent, sans compter les affaires de terrorisme et d’extrémisme traitées par le Bureau central des enquêtes judiciaires de la Direction générale de la surveillance territoriale.
Les individus traduits devant les tribunaux par la Brigade nationale de police judiciaire dans des affaires de terrorisme se répartissaient comme suit : huit personnes pour association avec une cellule terroriste dans le but de préparer et de planifier des actes terroristes et pour apologie du terrorisme, sept personnes pour incitation à rejoindre des organisations terroristes à l’étranger, deux personnes soupçonnées de planifier un acte terroriste au sein d’une bande criminelle et quatre personnes pour menaces de commettre un acte terroriste.
Concernant les réalisations du département des sciences et technologies médico-légales, l’année 2025 a été marquée par la poursuite des ateliers de développement et d’amélioration de ce département, renforçant ainsi ses capacités d’appui aux enquêtes criminelles. Dans ce contexte, le laboratoire de sciences et technologies médico-légales de Casablanca a obtenu la certification d’INTERPOL (Organisation internationale de police criminelle) pour son expertise en analyse ADN.
En termes de statistiques et d’indicateurs numériques, les départements techniques de l’Institut des sciences médico-légales et des preuves de sécurité nationale ont traité 708 demandes d’expertise sur des documents et des registres falsifiés, réalisé 188 expertises sur des titres étrangers et nationaux contrefaits et 319 expertises balistiques réalisées sur 198 armes à feu, 47 armes factices et 14 445 cartouches et projectiles.
Le Département central de la photographie et de la criminalistique numérique, ainsi que les laboratoires régionaux d’analyse des preuves numériques, ont enregistré un total de 8 492 demandes d’expertise, qui portaient sur 33 532 supports électroniques.
Quant au Laboratoire national de police scientifique et technique de Casablanca, il a reçu 23 242 demandes d’expertise scientifique au cours de l’année, dont 18 249 demandes d’analyse et de comparaison d’échantillons d’ADN et 1 682 demandes d’expertise dans le domaine de la chimie forensique, tandis que le Service médico-légal des stupéfiants et des toxines a traité 2 918 demandes d’expertise relatives aux stupéfiants et aux substances psychotropes.
Sur un autre front, concernant plus précisément la sécurité routière et les indicateurs de sûreté du trafic, l’année 2025 a enregistré 101 053 accidents de la circulation ayant entraîné des blessures en zone urbaine, soit une augmentation d’environ 0,4 %. Ces données ont eu un impact direct sur le bilan global des victimes d’accidents de la route, qui s’élève à 1 433 décès, 5 556 blessés graves et 128 563 blessés légers.
Concernant les procédures de surveillance routière, les patrouilles de police routière ont été intensifiées et les équipes mobiles de contrôle renforcées, ce qui a permis de traiter 369 493 infractions au code de la route, soit une baisse d’environ 3,5 %. Les rapports d’infractions forfaitaires et à l’amiable ont également enregistré une hausse d’environ 1 %, passant de 1 848 202 l’année dernière à 1 864 108 cette année.
Dans le domaine de la lutte contre la conduite imprudente et dangereuse qui menace la sécurité des usagers de la route et la sécurité des citoyens, les services de sécurité nationale ont intensifié leurs opérations de sécurité afin de réduire ce phénomène. 37 935 véhicules ont été saisis, dont 9 425 voitures, 28 247 motos à deux roues, 173 motos à trois roues et 90 motos à quatre roues, et 2 920 personnes ont été déférées devant les procureurs compétents.
*Coopération internationale en matière de sécurité : Le modèle marocain de sécurité a culminé avec l’accueil de la 93e session de l’Assemblée générale d’Interpol, la signature de mémorandums d’entente dans le domaine de la sécurité et l’ouverture à de nouveaux partenaires internationaux.*
En reconnaissance de la position prestigieuse du Royaume du Maroc aux niveaux régional et international, sous la sage direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu lui accorde victoire et soutien, et en reconnaissance de la crédibilité et de la grande confiance dont jouissent les institutions de sécurité marocaines et de leur expérience dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, la ville de Marrakech a accueilli, du 24 au 27 novembre 2025, les travaux de la 93e session de l’Assemblée générale de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), en présence des ministres et des chefs des services de sécurité de 181 pays membres de l’organisation.
L’Assemblée générale d’Interpol est le plus grand rassemblement mondial de responsables des forces de l’ordre. Cette année, ils se sont réunis pendant quatre jours dans l’espace « Jardins Al-Manara », spécialement aménagé par la Direction générale de la sécurité nationale pour accueillir cette session. L’objectif était de discuter et de débattre des principales tendances liées à la criminalité et aux menaces à la sécurité dans le monde, à travers des séances plénières et des ateliers spécialisés abordant des sujets tels que l’identification et le démantèlement des réseaux criminels transnationaux organisés, la lutte contre les centres de fraude transnationaux, le renforcement des capacités policières mondiales d’Interpol, ainsi que le soutien à la place des femmes dans les services de sécurité.
La session de Marrakech a également été marquée par l’évaluation du projet pilote de la « Notice d’argent », qu’Interpol envisage de mettre en œuvre prochainement, ainsi que par le soutien apporté à la ratification de la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité. Par ailleurs, un nouveau président d’Interpol a été élu, ainsi que trois nouveaux membres du Comité exécutif, organe qui définit l’orientation de l’organisation entre les sessions.
Lors de l’Assemblée générale d’Interpol à Marrakech, le directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance territoriale a tenu plus de 43 réunions bilatérales avec les chefs de délégation des pays participants et des organisations internationales et régionales, à la demande de ces dernières, dans le but d’évaluer la coopération conjointe en matière de sécurité, d’échanger des expériences et des bonnes pratiques, et d’ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat entre les services de sécurité marocains et leurs homologues du monde entier.
Ces réunions bilatérales ont rassemblé des délégations de haut niveau venues de plusieurs continents, dont l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine, au cours desquelles diverses questions d’intérêt commun ont été abordées, notamment la lutte contre le crime organisé, le terrorisme, la cybercriminalité et le renforcement des capacités policières, etc.
En Europe, le directeur général de la Sécurité nationale et de la Surveillance territoriale s’est entretenu avec les chefs de police et de sécurité d’Allemagne, d’Espagne, de Pologne, de Serbie, de Suède, du Danemark, d’Italie, de Roumanie, de la Fédération de Russie, de Hongrie, de Slovénie, du Monténégro, de République tchèque et de Suisse. En Afrique, des discussions bilatérales approfondies ont eu lieu avec les responsables de la police du Bénin, de la Mauritanie, du Burkina Faso, du Mali, du Cameroun, du Rwanda, du Gabon, du Sénégal, du Mozambique et du Niger. D’autres rencontres ont eu lieu avec des responsables de la sécurité d’Inde, de Turquie, de Chine, de Bahreïn, du Koweït, de Malaisie, de Corée du Sud, du Yémen et du Népal, ainsi qu’avec des représentants de pays d’Amérique latine et des Caraïbes comme l’Argentine, le Brésil, le Chili, les Bahamas et le Panama.
Outre les réunions bilatérales, le Directeur général de la Sécurité nationale et de la Surveillance territoriale a mené des consultations approfondies avec le Président d’Interpol, son Secrétaire général et des membres du Comité exécutif. Il a également rencontré des dirigeants d’institutions régionales et internationales actives dans le domaine de la sécurité, notamment Faisal Shahkar, chef de la Mission de police des Nations Unies au Maroc, qui a exprimé la volonté de l’ONU de renforcer sa coopération avec le Maroc, tant à son siège de New York que dans le cadre des missions de maintien de la paix à travers le monde. Par ailleurs, il a eu des discussions fructueuses avec un représentant du Forum économique mondial, au cours desquelles ils ont exploré les possibilités de coopération en matière de sécurité de l’information et de lutte contre la cybercriminalité.

Ces réunions ont abouti à la signature de deux protocoles d’accord avec la police nationale norvégienne et la police fédérale éthiopienne, dans le but de renforcer la coopération opérationnelle et de renseignement, d’échanger des expériences et de développer des compétences dans les domaines de la lutte contre la criminalité organisée et violente.
En reconnaissance du rôle important joué par la Direction générale de la sécurité nationale et la Direction générale de la surveillance territoriale dans le domaine de la coopération multilatérale en matière de sécurité, le directeur général de la sécurité nationale et de la surveillance territoriale a reçu la médaille « Interpol » de la plus haute classe, en appréciation de sa contribution et de ses efforts considérables dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée sous toutes ses formes, et dans le renforcement de la coopération internationale en matière de sécurité.
L’année 2025 a également été marquée par la remise de la Grand-Croix de l’Ordre du Mérite de la Garde civile au directeur général de la Sécurité nationale et de la Surveillance territoriale, la plus haute distinction que cette institution de sécurité puisse décerner à des personnalités étrangères, lors d’une cérémonie officielle présidée par le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, dans la capitale, Madrid.
Par ailleurs, la République française a décoré le directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance territoriale de la Légion d’honneur au grade d’officier, lors d’une cérémonie officielle organisée en marge de la visite du directeur général de la Police nationale française à Rabat. Cette visite avait pour but la signature d’un plan d’action conjoint entre la Direction générale de la Sûreté nationale du Royaume du Maroc et la Direction générale de la Police nationale française. Cet accord définit une feuille de route ambitieuse pour le renforcement de la coopération bilatérale en matière de lutte contre le crime organisé, ainsi que pour le soutien à la formation et le développement de mécanismes de coopération policière.
Dans un contexte similaire, l’année 2025 a été marquée par l’organisation d’une cérémonie de remise de la médaille Prince Nayef pour la sécurité arabe de première classe au directeur général de la sécurité nationale et de la surveillance territoriale. Cette médaille est décernée aux principales personnalités arabes du secteur de la sécurité, en reconnaissance de leur rôle important et de leur contribution remarquable à la garantie de la sécurité et de la stabilité au niveau arabe.
Parallèlement à ce qui précède, l’année 2025 a également été marquée par une série de succès et le renforcement des acquis dans le domaine de la coopération internationale en matière de sécurité, concrétisés par des échanges de visites et la mise en œuvre d’une série de missions de travail à l’étranger avec un certain nombre de pays amis et frères, puisque le directeur général de la sécurité nationale et de la surveillance territoriale a participé à la 13e réunion internationale des hauts responsables de la sécurité et du renseignement à Moscou, et a également assisté au Forum international sur les équipements de sécurité intérieure et l’innovation technologique IGEF 2025 en Turquie.
Il a également effectué une visite officielle aux Émirats arabes unis dans le cadre des efforts visant à renforcer la coopération en matière de sécurité et à lutter contre diverses menaces, notamment le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.
Dans le cadre de la coopération en matière de sécurité dans la formation universitaire, le directeur général de la sécurité nationale et de la surveillance territoriale a participé aux travaux de la cinquante et unième session de la réunion annuelle du Conseil suprême de l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité, qui s’est tenue du 2 au 4 novembre 2025, où son mandat a été renouvelé pour un second mandat, au sein de la structure et de la formation du Conseil suprême de l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité, afin d’assurer la poursuite des efforts visant à développer la vision d’avenir de l’université dans le domaine de la modernisation des programmes de formation universitaire de la police.
En matière de coopération globale et multilatérale en matière de sécurité, la Direction générale de la sécurité nationale a continué de renforcer sa collaboration avec les organisations internationales et régionales œuvrant dans ce domaine, ainsi qu’avec les agences des Nations Unies chargées de la lutte contre la criminalité et le trafic de stupéfiants et de la protection des femmes victimes de violence. Dans ce contexte, un accord de partenariat a été signé avec la compagnie d’assurance française GIE ARGOS afin de renforcer et de développer la coopération et l’assistance technique pour faciliter la recherche, le suivi et la récupération des véhicules volés déclarés, et de mettre en place des programmes de formation dans les domaines techniques et scientifiques pertinents.
Pour revenir aux indicateurs numériques de la coopération internationale en matière de sécurité, le Pôle de coopération internationale en matière de sécurité de la Direction générale de la sécurité nationale a traité près de 8 000 dossiers et demandes de renseignements cette année. Les affaires liées aux stupéfiants représentaient 7 %, la lutte contre l’immigration clandestine 20 % et les demandes de renseignements 36 %, entre autres. La coopération en matière de sécurité avec l’Espagne voisine arrive en tête avec 37 %, suivie de la coopération policière avec la France (28 %), l’Allemagne (11 %) et les États-Unis (10 %), entre autres.
Dans le cadre de l’assistance technique et des échanges d’expériences en matière de formation policière, 1 804 policiers marocains ont bénéficié de programmes de formation dispensés dans le cadre de la coopération internationale. 80 % de ces programmes étaient en présentiel et 52 % ont été organisés au Maroc sous forme d’ateliers et de séminaires.
En matière de coopération opérationnelle en matière de sécurité, le Bureau central national (Interpol Rabat) a traité 7 103 demandes de renseignements et facilité la coopération sur 2 307 cas liés au trafic international de véhicules volés, ce qui a permis la saisie de 395 véhicules signalés volés dans les bases de données de l’Organisation internationale de police criminelle, Interpol.
Le Bureau central national à Rabat a également suivi l’exécution de 120 demandes judiciaires internationales émanant d’autorités étrangères et a diffusé 127 mandats d’arrêt internationaux, permettant l’arrestation de 144 personnes recherchées internationalement par les autorités judiciaires marocaines. Ce même bureau a par ailleurs diffusé 3 173 mandats de perquisition nationaux en réponse à des demandes des services de sécurité étrangers et à des notices rouges d’Interpol.
Elle a également publié 381 avis de recherche émis par les services de communication des pays arabes, tandis que 858 avis ont été publiés pour stopper le flux de la recherche internationale et 1016 avis pour stopper la diffusion de la recherche au niveau arabe.
Concernant la procédure d’extradition, en 2025, 36 personnes arrêtées à l’étranger en vertu de mandats d’arrêt internationaux émis par les autorités judiciaires marocaines ont été extradées. Par ailleurs, 57 ressortissants étrangers ont été arrêtés au Maroc en exécution de mandats d’arrêt internationaux, et les procédures d’extradition de 36 d’entre eux vers les autorités de leurs pays d’origine ont été mises en œuvre après l’émission du décret d’extradition.
*Gérer la vie professionnelle des policiers et policières*
1 – Recrutement et formation des policiers… La porte d’entrée vers les compétences professionnelles en matière de sécurité
L’année 2025 a été marquée par une accélération de la mise en œuvre des exigences de la nouvelle Charte pour le recrutement et la formation de la police, ce qui a entraîné cette année une augmentation du nombre de nouveaux policiers appelés à suivre une formation de base à l’Institut royal de police et dans ses écoles affiliées. Ce nombre a atteint 4 693 policiers de différents grades, qui devraient renforcer les effectifs de la police à l’issue de leur formation, dont la durée varie de six mois à deux ans maximum.
Cette année a également été marquée par l’organisation de six (6) concours externes visant à recruter 6 733 employés, répartis entre 67 commissaires de police, 80 commissaires de police, 250 agents de police, 30 agents de sécurité, 2 100 inspecteurs de police et 4 139 agents de sécurité. Les candidatures à ces concours se faisaient via un portail électronique accessible au public sur Internet. Afin de garantir l’égalité des chances et de diffuser l’information à tous les candidats, la portée de l’annonce a été étendue aux chaînes de télévision, aux médias de communication modernes et à plusieurs journaux nationaux.
En revanche, 10 249 policiers ont bénéficié des programmes de formation professionnelle de la police cette année, dont 69 % ont suivi des cours de formation de base pour les nouvelles recrues des forces de sécurité nationale, environ 18 % ont bénéficié de sessions de formation continue et environ 13 % ont bénéficié de sessions de formation spécialisée.
Afin de renforcer et de soutenir les ressources humaines de la police avec du personnel qualifié et des cadres diplômés de l’Institut royal de police et de ses écoles affiliées à Laâyoune, Oujda, Fès et Tanger, l’année 2025 a été marquée par la nomination de 6 450 policiers de nouvelle génération dans divers départements centraux et décentralisés de la sécurité nationale, dont 3 970 agents en uniforme et 2 480 agents en civil.
2 – Motivation et discipline au travail : Mécanismes de bonne gouvernance :
En 2025, la Direction nationale de la sécurité a mis l’accent sur le renforcement des programmes de motivation des employés, en adoptant une approche intégrée qui place les policiers au cœur de la gestion policière. Cette approche s’est traduite par la mise en place de multiples mécanismes d’incitation et de soutien, d’une part, et par la création d’un environnement professionnel solide assorti de toutes les garanties de sécurité d’emploi, d’autre part.
Dans ce contexte, le début de cette année a été marqué par l’annonce des promotions annuelles régulières pour l’exercice 2024, qui ont bénéficié à 10 393 policiers de différents grades et services, dont 466 femmes. Le pourcentage de personnes promues s’élevait à environ 68 % du nombre total d’inscrits sur les listes de promotion, répartis entre 7 005 policiers en uniforme et 3 388 policiers en civil.
La Direction générale de la sécurité nationale a maintenu son calendrier annuel d’examen et de publication des candidatures aux promotions. Le comité des promotions a récemment achevé l’examen des dossiers de 14 041 employés inscrits sur les listes de promotion pour l’année 2025. Les résultats seront publiés comme d’habitude à la fin de l’année. À l’instar des années précédentes, une attention particulière a été portée aux employés des échelons inférieurs et intermédiaires, afin de leur garantir une progression de carrière, considérée comme l’une des principales motivations professionnelles.
Dans le même esprit, huit policiers ont bénéficié de promotions exceptionnelles, un geste humanitaire témoignant de la profonde reconnaissance de la Direction générale de la sécurité nationale pour l’esprit de sacrifice et de responsabilité dont font preuve ses employés, notamment ceux qui se dévouent au service de la sécurité nationale et de la sûreté de ses citoyens. Par ailleurs, 353 policiers, hommes et femmes, en poste dans divers services centraux et régionaux de la Direction générale de la sécurité nationale, ont été décorés de prestigieuses médailles royales, remises par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu lui accorde victoire et soutien, en reconnaissance de leur dévouement et de leur engagement au service de la nation et de ses citoyens. Une cérémonie collective en l’honneur des décorés s’est tenue à l’Institut royal de police de Kénitra, afin de perpétuer ce souvenir exceptionnel et de permettre aux récipiendaires de renouer avec eux et de célébrer leurs brillantes carrières professionnelles.
Conformément à son engagement constant en faveur de la motivation, la Direction générale de la sécurité nationale a poursuivi cette année la mise en œuvre de son plan visant à rapprocher les employés de leur environnement social et familial. Au total, 6 601 demandes de mutation ont été traitées, dont 2 967 via la procédure accélérée de mobilité professionnelle, pour des raisons sociales, de santé ou familiales. Par ailleurs, 3 998 employés ont été reçus et leurs demandes examinées grâce au dispositif « Demandes d’entretien » accessible à tous. Enfin, la Direction a assuré la représentation et le soutien juridiques de 2 661 policiers, conformément au principe de « protection de l’État » garanti aux forces de l’ordre contre les agressions physiques et verbales dont elles peuvent être victimes dans l’exercice de leurs fonctions.
Dans le cadre de son engagement constant en faveur de l’équité en matière d’emploi, la Direction générale de la sécurité nationale a œuvré cette année au renforcement des mécanismes de traitement des griefs administratifs supervisés par la Commission centrale des griefs. Cette commission est chargée d’examiner les recours et les demandes de grâce, et de formuler des recommandations et des avis conciliant les intérêts du fonctionnaire et ceux de la fonction publique. Au cours de l’année écoulée, la Commission centrale des griefs a reçu 280 griefs et a émis 294 recommandations. Ces recommandations ont conduit à la révision ou à l’annulation de 31 % des sanctions disciplinaires prononcées, tandis que la commission a recommandé le maintien de 45 % des sanctions et mesures prescrites.
Du côté de la moralisation et du lien entre responsabilité et imputabilité, le mécanisme correctif destiné à traiter les erreurs professionnelles commises par les policiers, que ce soit dans l’exercice de leurs fonctions ou en lien avec leur statut de policier lorsque les devoirs de discrétion, d’intégrité et de rectitude personnelle imposés aux policiers et policières sont violés, a permis le traitement de 7 270 dossiers administratifs au cours de l’année 2025, aboutissant à 1 019 sanctions disciplinaires. Ces données indiquent une évolution positive dans la consolidation des valeurs de professionnalisme et de respect des règles et de la déontologie professionnelle parmi les policiers.
Au cours de l’année écoulée, les Comités d’inspection de la sécurité nationale ont ouvert 450 enquêtes administratives, dont 114 fondées sur des signalements jugés suffisamment sérieux. Ces enquêtes ont concerné 1 747 policiers, soit une baisse de 8,5 % par rapport à l’année précédente. Elles se sont caractérisées par des investigations approfondies sur toutes les irrégularités présumées imputées aux services et au personnel de la sécurité nationale, ainsi que par un contrôle et un audit de divers aspects du travail policier. Huit de ces enquêtes ont conclu à l’existence d’éléments constitutifs d’infractions pénales et ont été déférées à la police judiciaire afin d’en informer les procureurs compétents et de solliciter l’ouverture d’une enquête judiciaire.
3 – Soins sociaux et de santé pour la famille de l’agent de sécurité nationale :
Afin de garantir que tous les membres de la police, leurs familles et leurs bénéficiaires puissent bénéficier pleinement des services sociaux publics offerts par la Fondation Mohammed VI pour l’action sociale en faveur des personnels de la sécurité nationale, au sein d’une organisation administrative moderne et interactive capable de relever le défi de faire de l’action sociale un moyen de motiver les policiers à contribuer à la protection de la sécurité nationale et des citoyens, cette année a vu la transformation des services sociaux en services provinciaux créés au niveau des provinces de sécurité et en services de sécurité régionaux et provinciaux au niveau national, rattachés à la Fondation Mohammed VI pour l’action sociale en faveur des personnels de la sécurité nationale. La mission de cette fondation est de mettre en œuvre localement des programmes d’action sociale et solidaire et de veiller à ce que tous les policiers, leurs familles et leurs bénéficiaires puissent en bénéficier.
Dans le domaine de l’aide sociale aux policiers actifs et retraités ainsi qu’à leurs familles, la Fondation Mohammed VI pour l’action sociale des personnels de la sécurité nationale a apporté une aide directe sous forme de subventions financières et en nature à ses membres. Cette aide a bénéficié à 1 610 membres victimes de blessures graves dans l’exercice de leurs fonctions ou souffrant de maladies graves, dont les dossiers ont été traités en urgence. Un soutien financier direct a également été apporté à 4 226 veuves et à 572 retraités des services de sécurité nationale percevant une pension mensuelle modeste.
Dans la même optique de prise en charge sociale globale, la Direction générale de la Sécurité nationale et la Fondation Mohammed VI pour l’action sociale des personnels de la Sécurité nationale ont lancé une assurance maladie complémentaire et une assurance décès destinées aux veuves, aux retraités de la Sécurité nationale et à leurs familles, ainsi qu’aux orphelins de personnels de la Sécurité nationale. Ce service était auparavant réservé aux personnels actifs de la Sécurité nationale et à leurs familles. Cette réforme prévoit également l’élargissement de la couverture de cette assurance maladie complémentaire à de nouvelles spécialités et de nouveaux traitements médicaux.
Dans le cadre du soutien particulier apporté aux employés, une aide financière exceptionnelle a été versée à 409 bénéficiaires, policiers actifs et retraités, atteints ou ayant des proches atteints de maladies graves, afin de les aider à supporter le coût des traitements médicaux onéreux. Concernant le bien-être spirituel du personnel de police, 286 membres des forces de sécurité nationale ont pu accomplir le pèlerinage du Hajj cette année. Parmi eux, 199 pèlerins ont bénéficié d’une prise en charge intégrale des frais, tandis que 87 ont reçu une prise en charge partielle suite à une demande déposée auprès de la Fondation Mohammed VI pour l’action sociale des employés des forces de sécurité nationale.
Cette année, la base de bénéficiaires du pèlerinage du Hajj a été renforcée et élargie pour inclure de plus en plus de veuves et de retraités de la famille de la Sécurité nationale, le nombre de veuves ayant reçu une couverture complète atteignant 31 bénéficiaires, avec dix veuves bénéficiant d’une couverture partielle, tandis que le nombre de retraités bénéficiant d’une couverture complète a atteint 41 retraités et 31 bénéficiaires d’une couverture partielle.
Dans un autre contexte, 4044 enfants et orphelins de la Fondation nationale pour la sécurité ont bénéficié des camps d’été programmés cette année en quatre étapes dans des stations touristiques et des centres d’été des villes d’Agadir, Bouznika, Ifrane et Tétouan.
Afin de promouvoir la reconnaissance et d’encourager l’excellence scolaire parmi les enfants des membres de la Fondation Mohammed VI pour les Œuvres Sociales des Personnels de la Sécurité Nationale, la troisième édition de la Cérémonie d’Excellence a été organisée cette année. À cette occasion, 25 élèves, garçons et filles, issus de familles de la Sécurité Nationale et ayant obtenu les meilleurs résultats scolaires et été admis dans des établissements d’enseignement supérieur, ont reçu des bourses d’une valeur totale de 50 000 dirhams, versées sur cinq ans à raison de 10 000 dirhams par an. Par ailleurs, 68 élèves ont bénéficié d’un soutien financier exceptionnel, d’un montant compris entre 8 000 et 10 000 dirhams.
Par ailleurs, plusieurs policiers s’étant distingués lors de compétitions artistiques et sportives ont été mis à l’honneur, et une collection d’œuvres réalisées par des policiers a été exposée, ainsi que des peintures d’enfants ayant participé à des camps d’été dans des espaces artistiques ouverts au public. De plus, un hommage a été rendu aux retraités de la sécurité nationale âgés de plus de quatre-vingts ans, à qui ont été remis des certificats de reconnaissance et des cadeaux en témoignage de la gratitude de l’institution pour leur dévouement tout au long de leur carrière. Cet honneur sera par la suite étendu à tous les retraités du pays.
Dans le même contexte, des cérémonies d’excellence similaires ont été organisées au niveau régional, à l’intention des étudiants ayant obtenu un baccalauréat et reçu des prix et des bourses au mérite, ainsi qu’à l’intention des policiers retraités, afin de les honorer selon les mêmes critères approuvés. 102 bourses ont ainsi été distribuées à des étudiants exceptionnels, et les partenariats conclus avec les établissements universitaires ont été renforcés afin de permettre aux enfants exceptionnels des employés de la sécurité nationale d’accéder à une formation professionnelle et académique de haut niveau.
L’année 2025 a également été marquée par la signature de trois accords de partenariat avec les agences de développement du Nord, du Sud et de l’Est, dans le but d’équiper les salles de sport relevant des commandements décentralisés de la Direction générale de la sécurité nationale avec le matériel sportif nécessaire, permettant ainsi la mise à disposition d’espaces sportifs confortables, modernes et pratiques au profit des policiers.
Quant au reste des services de santé de base, l’Inspection nationale des services de santé de sécurité a travaillé au cours de l’année à l’élaboration du plan d’action progressif « Santé 2026 », qui comprend une nouvelle vision de la gestion des infrastructures de santé des forces de sécurité, se traduisant par le soutien d’initiatives de santé proactives et préventives, l’activation d’opérations de surveillance sanitaire et la diversification des services médicaux de base et spécialisés offerts aux policiers.
Cette année a également vu la poursuite de la fourniture de forfaits de soins de base au profit des policiers, totalisant 176 312 consultations et interventions médicales, dont 67 400 consultations en médecine générale, 50 425 consultations en médecine du travail, 6 916 consultations spécialisées, 19 714 urgences dentaires et 6 041 consultations en soutien psychologique.
Par ailleurs, l’Inspection des services de santé de la Sécurité nationale s’est attachée à contribuer à l’enrichissement des réserves nationales de sang en lançant plusieurs campagnes de volontariat auxquelles ont participé 2 596 policiers. Les équipes de santé de la Sécurité nationale ont également effectué 2 007 visites de suivi médical dans les lieux de détention provisoire et les lieux de détention de mineurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire.
*Communication en matière de sécurité : un mécanisme visant à renforcer la police de proximité, à consolider l’accès du public et à accroître le sentiment de sécurité.*
Au cours de l’année 2025, la Direction générale de la sécurité nationale a poursuivi la mise en œuvre du plan d’action visant à renforcer la proximité des services, à améliorer la police de proximité et à consolider les mécanismes de communication avec la population et les médias, convaincue que la communication et la transparence sont essentielles pour consolider les valeurs d’une police centrée sur le citoyen et soucieuse de le servir, et qu’elles constituent le meilleur moyen d’adapter les stratégies de sécurité aux attentes et aspirations réelles des citoyens.
L’année 2025 a été caractérisée par la diversification des formes et des niveaux de communication en matière de sécurité, et par l’adoption d’approches plus avancées et participatives avec les organismes communautaires et les acteurs institutionnels, dans un véritable effort pour mettre en œuvre la nouvelle philosophie de travail fondée sur la production conjointe de la sécurité et qui fait du service au citoyen l’objectif principal et primordial du service de police public.
Sur le plan de la communication, la Direction générale de la sécurité nationale a organisé la sixième édition de son événement Portes ouvertes à El Jadida, du 17 au 21 mai 2025. Cet événement a attiré environ 2,4 millions de visiteurs de tous âges, établissant un record d’affluence sans précédent. Cette année, la participation a été particulièrement forte, rassemblant des étudiants de 1 916 établissements d’enseignement de tous types, des représentants d’environ 1 500 organisations de la société civile et des correspondants de 187 médias. Au total, 1 256 reportages ont été réalisés pour différentes chaînes de télévision et stations de radio.
La manifestation a également rassemblé un grand nombre de participants venus de plusieurs villes marocaines, dont Casablanca, Settat, Safi et El Jadida, ainsi que de villes voisines comme Bir Jdid, Sidi Bennour et Azemmour. La Direction générale de la sécurité nationale a retransmis l’événement en direct sur ses comptes officiels de réseaux sociaux, totalisant plus de 29 millions de vues.
À l’occasion de la 93e session de l’Assemblée générale de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), qui s’est tenue du 24 au 27 novembre 2025 à Marrakech, un soutien a été apporté aux médias locaux et internationaux, avec plus de 200 journalistes accrédités pour couvrir l’événement, produisant plus de 600 reportages et articles de presse, en plus du suivi de toutes les activités de l’événement sur les comptes officiels de la Direction générale de la sécurité nationale sur les réseaux sociaux.
Au niveau des tâches d’information et de communication avec les médias et l’opinion publique, les services de communication de sécurité ont mené un total de 6 862 activités médiatiques, en publiant 1 973 communiqués de presse et reportages sur des questions liées à la sécurité, en participant à la mise en œuvre et à la finalisation de 4 386 reportages de presse et en diffusant 503 contenus numériques sur leurs comptes officiels de médias sociaux, en plus de diffuser et de publier 29 démentis et déclarations de faits.
Les services de sécurité nationale ont constaté une baisse significative du volume de fausses informations qui sapent le sentiment de sécurité des citoyens. Cette diminution se reflète dans le nombre de démentis publiés cette année : seulement 29 ont été recensés, contre 40 en 2024. Cette baisse substantielle est attribuée à la mobilisation citoyenne, qui a rapidement signalé les contenus erronés via la plateforme « Iblag » et les comptes officiels des services de sécurité nationale sur les réseaux sociaux. Cette mobilisation a contribué à renforcer la confiance dans les forces de sécurité, confiance déjà renforcée par leur réactivité face aux signalements des citoyens et par leur approche proactive de la communication pour lutter contre les rumeurs et les fausses informations qui menacent la sécurité publique.
Concernant les contenus violents diffusés sur les réseaux sociaux, qui ont des répercussions négatives sur le sentiment de sécurité, les Services de vigilance de l’information ont recensé cette année 260 contenus documentant des actes criminels ou présentant des scènes de violence. Les expertises techniques et les mesures de sécurité nécessaires ont été mises en œuvre, et les personnes impliquées ont fait l’objet d’enquêtes judiciaires. Des communiqués de presse ont ensuite été publiés afin d’informer le public et de renforcer son sentiment de sécurité.

Afin de renforcer sa communication numérique et sa présence sur les réseaux sociaux, le Service de sécurité nationale a publié 503 contenus sur ses comptes officiels cette année. Le nombre d’abonnés s’élève actuellement à 1 268 153, répartis comme suit : 512 523 abonnés sur X (anciennement Twitter), 502 280 sur Facebook et 253 350 sur Instagram.
Par ailleurs, les services de sécurité nationale ont repris la mise en œuvre de leur plan visant à renforcer la sensibilisation en milieu scolaire et à protéger les élèves contre les dangers de la délinquance et du mauvais usage des systèmes d’information. Cette année a été marquée par le développement du contenu du kit pédagogique destiné à ce segment de la population, tandis que le nombre d’élèves ayant bénéficié d’opérations de sensibilisation au cours du premier semestre de l’année scolaire en cours a atteint 109 934, répartis dans 1 961 établissements d’enseignement.
Les services de sécurité aux niveaux régional et local ont également tenu des réunions de coordination et de consultation avec 317 associations et organismes non gouvernementaux, qui ont abordé les questions liées aux attentes de la population à l’égard des forces de sécurité.
Par ailleurs, au cours de cette année, les services de sécurité nationale ont participé à l’animation de plus de 22 forums d’orientation scolaire et professionnelle, afin de présenter les métiers de la police et les conditions d’accès aux concours de sécurité nationale, organisés dans différentes villes. Ces initiatives ont contribué à élargir le cercle de sensibilisation aux activités et aux missions de l’institution de sécurité et à la rapprocher de son environnement communautaire.
Toujours en 2025, les services de sécurité ont accueilli 97 mineurs ayant manifesté un intérêt pour les métiers de la sécurité nationale. Ils ont pu visiter les locaux de la police et ont reçu un uniforme complet. Par ailleurs, les pavillons de la Sécurité nationale ont enregistré une forte affluence d’enfants et d’adolescents lors des manifestations culturelles et sportives organisées à l’occasion du 30e Salon du livre et de l’édition et du 16e Salon du cheval d’El Jadida. Ceci témoigne de leur intérêt croissant pour les forces de l’ordre et de leur désir de découvrir leurs missions et leurs activités en tant qu’institution civique au service du public.
Projets futurs : Consolidation des acquis en matière de sécurité.
En 2026, la Direction générale de la sécurité nationale entend poursuivre la modernisation des infrastructures et des services de police, tout en mettant en œuvre de nouveaux programmes et projets visant à mieux répondre aux attentes des citoyens. Les services de sécurité nationale s’engagent également à renforcer la coopération internationale en matière de sécurité en partageant leur expertise dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée avec divers pays amis et partenaires ainsi qu’avec les organisations internationales compétentes. Par ailleurs, ils étendent leur action à de nouveaux partenaires internationaux en Amérique latine, en Afrique et en Asie, contribuant ainsi positivement à la défense des intérêts supérieurs du Royaume du Maroc.
Parmi les projets d’infrastructure prévus pour l’année à venir, qui sont désormais en phase finale, figurent l’inauguration de plusieurs nouveaux quartiers généraux, notamment la construction du nouveau siège de la Sécurité régionale à Al Hoceima, station balnéaire de la ville de Martil, et la rénovation du poste de police spécial d’Arfoud, ainsi que la création d’un nouveau quartier général pour la section centrale de la police canine (chiens policiers dressés) et de sièges pour les postes de police spéciaux d’Ain Aouda et de Deroua, ainsi que 12 postes de police dans plusieurs villes et deux équipes touristiques à Nador et Errachidia, et trois services chargés d’enquêter sur les accidents de la route à Agadir, Mediouna et Tamesna.
Les équipes techniques de la Direction générale de la sécurité nationale entendent également achever la mise en œuvre des grands projets numériques au sein du système de sécurité afin de répondre aux besoins des prestataires et des citoyens, et poursuivre la numérisation des procédures de travail en matière de sécurité en renforçant la connectivité et l’échange de données entre les différents systèmes d’information et les autres composantes du système d’information de la Direction générale de la sécurité nationale, dans le cadre d’un programme intégré visant à moderniser l’infrastructure de l’information et à suivre le rythme des normes technologiques internationales, dans le plein respect de la législation régissant l’identité numérique et la protection des données personnelles et des services électroniques.
En matière de communication sur la sécurité, la Direction générale de la sécurité nationale entend organiser la septième édition des Journées portes ouvertes de la sécurité nationale dans la ville de Rabat au cours de l’année à venir, coïncidant avec la commémoration du 70e anniversaire de la fondation de la sécurité nationale, conformément à sa démarche de communication avec tous les citoyens dans les différentes régions du Royaume.
En matière de sécurité sportive, les Services de sécurité nationale entendent évaluer leur expérience en matière de sécurisation des compétitions de football de la Coupe d’Afrique des Nations de football au Maroc en 2025, et consolider les différentes expériences réussies et les meilleures pratiques de sécurité, dans le but de les intégrer dans un protocole global de sécurité et de sûreté pour la sécurisation des grandes compétitions internationales, en préparation de l’organisation par le Royaume du Maroc de la Coupe du Monde de la FIFA 2030 en partenariat avec l’Espagne et le Portugal.
Concernant la qualification de la formation policière, conformément à la vision de la Direction générale de la sécurité nationale face aux futurs défis sécuritaires, les services de sécurité nationale prévoient d’organiser en 2026 des formations spécialisées à l’Institut supérieur des sciences de la sécurité d’Ifrane et dans divers centres de formation de la police. Ces formations porteront notamment sur de nombreuses spécialisations modernes, telles que les applications de l’intelligence artificielle dans le domaine de la sécurité, et renforceront la formation en matière de lutte contre la cybercriminalité et le cyberterrorisme. Ils envisagent également d’établir de nouveaux partenariats académiques avec des universités et des instituts de recherche marocains et étrangers afin de contribuer au développement des programmes de formation policière au Maroc, à l’instar de l’accord signé en décembre 2025 avec l’Université arabe Naïf des sciences de la sécurité.
Alors que la Direction générale de la sécurité nationale examine les données de son rapport annuel dans les domaines directement liés à la sécurité des citoyens et à la protection des biens, elle réaffirme son engagement à poursuivre les efforts visant à consolider la sécurité publique, à renforcer le sentiment de sécurité et à améliorer la qualité des services offerts aux citoyens, aux résidents et aux touristes, ainsi qu’à s’efforcer d’améliorer les conditions professionnelles et sociales de tous les membres de la famille de la sécurité nationale.

