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Mohammed Salem Cherkaoui, directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, a affirmé que le lien des Marocains avec la ville d’Al-Qods (Jérusalem) ne date pas d’hier, mais qu’il s’enracine profondément dans l’histoire à travers les habous, les monuments et la présence humaine marocaine dans la ville. Il a souligné que le soutien du Royaume du Maroc au peuple palestinien se poursuit à travers des programmes sociaux et de développement durables.
Un soutien marocain continu à Al-Qods sur Hautes Instructions Royales
Dans une déclaration au programme « Nahar Jadid » diffusé sur la radio « Sawt Filastine », M. Cherkaoui a expliqué que ses visites répétées à Al-Qods s’inscrivent dans le cadre des Hautes Instructions Royales visant à renforcer les efforts de l’Agence pour soutenir les habitants palestiniens, notamment durant le mois de Ramadan, à travers une vaste campagne d’aides sociales ciblant les catégories les plus vulnérables.
Il a ajouté qu’à l’occasion du Ramadan, l’Agence a lancé un ensemble d’initiatives sociales, sanitaires et économiques, parallèlement à un programme visant à consolider l’identité nationale palestinienne et à renforcer la résilience des Maqdessis face aux défis croissants.
8 millions de dollars investis en 2025
M. Cherkaoui a révélé que l’action de l’Agence ne se limite pas à une période spécifique, mais s’étend tout au long de l’année. En 2025, environ 8 millions de dollars ont été investis dans des projets sociaux couvrant les secteurs de l’éducation, de la santé et de la restauration de bâtiments, en particulier dans la Vieille Ville d’Al-Qods, confrontée à des défis urbains et économiques croissants.
Ces projets incluent la construction d’écoles financées par le Maroc, le soutien à des services hospitaliers et laboratoires dans plusieurs établissements de santé, ainsi que l’acquisition de biens immobiliers dans la Vieille Ville afin de préserver le caractère civilisationnel de la cité.
Semaine de l’artisanat traditionnel marocain à Al-Qods
Dans le cadre du soutien à l’autonomisation économique, l’Agence a organisé la « Semaine de l’artisanat traditionnel marocain » à Al-Qods, avec la participation d’artisans marocains venus former de jeunes Maqdessis dans divers métiers, notamment le tissage, la sculpture sur bois et la gravure sur argent.
Qualifiant les résultats de « remarquables », M. Cherkaoui a annoncé la sélection de plusieurs participants distingués pour bénéficier de stages de formation au Maroc, d’une durée de trois semaines, dans de grands centres artisanaux, selon l’approche « former les formateurs », afin de transférer les compétences et renforcer les capacités des jeunes de Jérusalem.
Soutien à l’économie locale à travers une nouvelle marque
Le responsable marocain a indiqué que ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du programme « Initiatives communautaires pour le développement humain », qui vise à permettre aux bénéficiaires de développer des projets générateurs de revenus, plutôt que de se limiter à une aide ponctuelle.
Concernant les défis auxquels font face les artisans de Jérusalem, il a reconnu l’existence de difficultés concurrentielles liées à la hausse des coûts de production et des matières premières, ainsi qu’aux restrictions imposées à la circulation et à la commercialisation.
Pour surmonter ces obstacles, l’Agence adopte une nouvelle approche marketing sous le label « Made in and Made for Palestine », destinée à soutenir la production locale et à élargir les perspectives de commercialisation, notamment via le commerce électronique et la participation à des salons internationaux.
Il a précisé que l’Agence a été « le premier client » de certaines de ces expériences productives, en soutien aux artisans, et que des produits maqdessis ont été présentés dans des expositions internationales afin de renforcer la confiance dans l’investissement et le marketing en ligne.
Un financement exclusivement marocain malgré des moyens limités
En ce qui concerne le financement, M. Cherkaoui a souligné que les ressources de l’Agence restent limitées et reposent exclusivement sur le soutien fourni par le Royaume du Maroc. Il a précisé qu’elle n’a reçu aucun financement de pays arabes ou islamiques depuis 2011, bien qu’elle constitue un mécanisme institutionnel qualifié pour coordonner le soutien arabe et islamique en faveur d’Al-Qods.
Il a conclu en affirmant que l’Agence applique le principe selon lequel « peu mais constant vaut mieux que beaucoup mais intermittent », réaffirmant sa détermination à poursuivre sa mission de développement et d’autonomisation économique afin de renforcer la résilience des Maqdessis et de préserver l’identité civilisationnelle de la ville d’Al-Qods, malgré les conditions sécuritaires et économiques complexes qui l’entourent.

